claude code mods
  • 5 octobre 2026
  • ComputaSYS
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Vous utilisez Claude Code ? Vous pouvez désormais modifier son comportement, personnaliser son interface et lui ajouter vos propres fonctionnalités, grâce aux mods. Mais cette liberté a un prix. Voici ce qu’il faut retenir.

L’univers de Claude continue de s’enrichir et d’évoluer. Après les sessions cloud en version stable depuis fin septembre (d’ailleurs Anthropic vous offre 250 dollars de crédits Claude Code dans le Cloud), Anthropic a annoncé le 1er octobre 2026 l’arrivée des mods. Le principe est le suivant : modifier le comportement de l’outil, personnaliser son interface ou lui greffer vos propres fonctionnalités, avec quelques lignes de TypeScript.

Vous ne savez pas coder deux lignes de TypeScript ? Ce n’est pas très grave, car comme vous le savez, Claude peut vous aider. Décrivez votre besoin dans une session, et Claude écrit le mod à votre place. Dans tous les cas, sachez que les mods sont activés par défaut à partir de la version 2.1.287 de Claude Code.

Ils fonctionnent dans la CLI et dans l’onglet Code de l’application Claude Desktop. Si vous débutez avec l’outil, ce tutoriel sur l’installation et l’utilisation de Claude Code sous Windows et Linux vous aidera à débuter.

Un mod, c’est quoi exactement ?

D’après la documentation officielle de Claude Code, un mod est un plugin composé de gestionnaires d’événements écrits en JavaScript ou TypeScript. Claude Code les appelle lorsqu’un événement survient : un appel d’outil, un prompt soumis, l’affichage d’un élément de l’interface. Le mod peut alors observer l’événement, le modifier ou le prendre entièrement en charge.

À l’inverse des hooks classiques, déclarés dans un fichier de configuration pour lancer une commande shell ou une requête HTTP, les mods tournent à l’intérieur même de Claude Code. Il y a donc des opportunités différentes, car un mod peut :

Modifier l’interface : ajouter un panneau ou un bandeau au-dessus du prompt, ou redessiner des éléments existants comme le spinner.

Intervenir sur un appel d’outil : le suspendre le temps de vous poser une question, y répondre sans exécuter l’outil, ou rediriger une requête vers un autre modèle.

Ajouter des commandes : une commande slash qui exécute votre fonction sans solliciter Claude, même pendant qu’il travaille.

Parmi les exemples présentés par Anthropic, le mod Blast Radius. Il intercepte les commandes shell risquées, comme rm -rf, git reset –hard ou un force push, avant leur exécution, et affiche dans un panneau latéral ce qu’elles toucheraient. Reste à confirmer ou annuler. Une protection qui peut éviter quelques sueurs froides.

Les mods sont distribués sous forme de plugins et s’installent avec la commande /plugin install. Certaines fonctions de Claude Code sont d’ailleurs déjà des mods, comme /diff ou la prise en charge des fichiers AGENTS.md. “Chaque personne travaille différemment, il n’y a donc aucune raison pour que tout le monde ait une expérience Claude identique”, résume Boris Cherny sur X.

Un mod tourne avec vos permissions

Un mod s’exécute avec vos permissions, sans sandbox : il peut lire et écrire des fichiers, lancer des processus, effectuer des requêtes réseau, lire vos variables d’environnement (et donc vos clés API), voir chaque prompt et réécrire les appels d’outils. Le sandboxing de Claude Code n’y change rien, car il isole uniquement les commandes Bash lancées par Claude.

Autre point important, les mods s’invitent dans les règles de permission de Claude Code. Pour rappel, une règle ask impose votre confirmation avant une action (par exemple, une commande Bash), tandis qu’une règle deny l’interdit. Un mod peut approuver à votre place un appel d’outil soumis à une règle ask : la demande de confirmation n’apparaît alors jamais.

Les règles deny, elles, résistent aux mods uniquement là où se charge sec-default, un garde-fou intégré à Claude Code. Il est actif sur les postes dotés de paramètres gérés (déployés par fichier, MDM ou depuis la console d’administration) et pour les comptes Team ou Enterprise. Sur un poste personnel avec un abonnement Pro ou Max, ce garde-fou n’est pas chargé. Et même dans ce cas, interdire à Claude la lecture du fichier .env n’empêche pas un mod de le lire par ses propres moyens.

Bon, pour autant, ce n’est pas open bar. Anthropic a prévu quelques vérifications et restrictions appliquées aux mods :

Audit avant installation : la commande claude plugin validate liste les événements interceptés par un mod et les actions qu’il demande, sans l’exécuter.

Invite de permission protégée : un mod peut restyler une bonne partie de l’interface, mais pas l’invite de permission.

Contrôle côté entreprise : l’option allowManagedModsOnly, dans les paramètres gérés, bloque tous les mods importés par les utilisateurs, y compris ceux écrits par Claude en cours de session.

Désactivation : l’option –safe-mode coupe les mods installés le temps d’une session, le paramètre disableAllHooks les désactive partout… hooks classiques compris.

Les mods c’est une nouveauté plus importante qu’il n’y paraît, surtout quand on regarde les possibilités offertes…. Ceci est d’autant plus vrai lorsqu’il est question d’utiliser Claude Code en entreprise.

Cas pratique : les actus IT-Connect dans Claude Code

Pour terminer, voyons en pratique les mods de Claude Code. J’ai demandé à Claude de m’écrire un mod qui affiche les derniers articles d’IT-Connect, sans quitter Claude Code. Il n’est pas parti de zéro : Claude Code embarque une compétence dédiée à l’écriture de mods (plugin-authoring).

Voici ce que fait le résultat :

Commande /itconnect : elle ouvre un panneau avec les derniers articles publiés. Pour chacun, le titre cliquable, l’ancienneté, la catégorie et l’auteur.

Badge NOUVEAU : il signale les articles publiés depuis votre dernière ouverture du panneau. Le mod mémorise les articles déjà vus d’une session à l’autre.

Filtre cyber : la touche c, ou la commande /itconnect cyber, ne conserve que les actualités liées à la sécurité.

Veille en arrière-plan : le flux RSS est relu toutes les 15 minutes. Une notification apparaît à chaque nouvel article, et la ligne de statut affiche le dernier titre publié.

Repli en texte : dans l’extension VS Code, qui n’affiche pas les panneaux des mods, la commande renvoie simplement la liste des articles.

Le mod est constitué de quelques fichiers et chacun a un rôle précis :

FichierRôle.claude-plugin/plugin.jsonLe manifeste : nom, version, description et auteur du pluginhooks/hooks.jsonIndique à Claude Code quel fichier de code chargerhooks/register.tsxLa logique du mod : commande /itconnect, minuteur, notifications, dessin du panneauhooks/feed.tsLa lecture du flux RSS : extraction des articles, filtre cyber, contrôle des lienstypes/index.d.tsLa description des données conservées par le mod pendant la session (liste des articles, filtre actif, etc.)tests/it-connect-news.test.tsxLes tests automatisés, lancés avec la commande claude plugin testREADME.mdLa documentation : fonctions, installation et accès utilisés

La logique repose sur plusieurs événements : le démarrage de la session (enregistrement de la commande, première lecture du flux, lancement du minuteur), l’exécution de /itconnect et l’affichage du panneau latéral. Dans le cas de cet exemple, les tests, rédigés eux aussi par Claude, vérifient la lecture du flux, le filtre cyber, l’ouverture des liens et l’affichage du panneau dans le terminal et dans l’application de bureau.

Avant de l’activer, la commande claude plugin validate permet de lister les événements interceptés et les appels effectués. Ici, il n’y a qu’une seule requête réseau vers le flux d’IT-Connect, un espace de stockage pour les articles déjà vus, l’interface et l’horloge. Aucune lecture de fichier, aucun lancement de processus, aucun accès aux variables d’environnement ni appel au modèle.

Deux méthodes existent pour charger un mod stocké sur votre machine :

Pour une session : depuis le terminal (et non depuis une session Claude Code déjà ouverte), lancez Claude Code avec l’option –plugin-dir suivie du chemin du dossier du mod. Par exemple : claude –plugin-dir ~/claude-mods/it-connect-news. Le mod n’est chargé que pour cette session : il faudra repasser l’option au prochain lancement.

Pour toutes les sessions : déclarez le dossier dans votre fichier de paramètres ~/.claude/settings.json, via la variable CLAUDE_CODE_PLUGIN_DIRS placée dans le bloc env. Le mod se charge alors à chaque lancement, y compris dans l’onglet Code de l’application de bureau. Attention, cette variable attend le dossier de chaque mod, pas un dossier parent qui les regrouperait : pour en déclarer plusieurs, séparez les chemins par deux-points sur macOS et Linux, ou par un point-virgule sous Windows.

{
“env”: {
“CLAUDE_CODE_PLUGIN_DIRS”: “~/claude-mods/it-connect-news”
}
}

Selon la taille de la fenêtre, soit le panneau s’affiche à côté de la conversation, soit l’information se place au-dessus du prompt. Vous en avez un exemple ci-dessus.

Si ce mod vous intéresse, dites-le-moi en commentaire et je vous mettrai le code à disposition sur GitHub.

Cofondateur d’IT-Connect et Microsoft MVP “Cloud and Datacenter Management”. Mon obsession depuis près de 15 ans ? Rendre l’administration système et la cybersécurité accessibles, que vous soyez junior ou confirmé. Plus qu’un métier, l’IT est pour moi une véritable passion. J’accompagne au quotidien les sysadmins et les professionnels de l’IT dans leur montée en compétences et leur veille technique.



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