
UGREEN continue de développer sa gamme de NAS avec le DH4300 Plus, un modèle au format original et capable d’accueillir jusqu’à 4 disques durs. Faut-il se laisser tenter ? Voici l’essentiel à savoir sur ce NAS.
UGREEN a fait ses premiers pas sur le marché des NAS fin 2024, et depuis, plusieurs modèles ont été mis sur le marché. Le modèle DXP4800 Plus avec une fiche technique très solide a d’ailleurs déjà fait l’objet d’un test complet sur IT-Connect. Cet article s’intéresse au modèle DH4300 Plus, un modèle plus abordable et qui se veut facile à prendre en main.
Voici les caractéristiques de ce modèle d’entrée de gamme basé sur une architecture ARM :
CPU : ARM Rockship A76 + A55 (8 cœurs, 8 threads)
RAM : 8 Go LPDDR4X
Baies de disque : 4 baies pour disques SATA, au format 3.5 pouces ou 2.5 pouces
Emplacements SSD M.2 : aucun
Stockage maximum : 120 To (4 x 30 To )
Mémoire flash de 32 Go eMMC intégrée pour l’OS
Interfaces réseau : 1 x 2.5 Gbit/s (RJ45)
Connectique : 2 x USB-A 3.2 Gen1, 1 x USB-C 3.2 Gen1, 1 x HDMI (4K, 60 Hz)
Consommation électrique : 22,89 Watts en cours d’utilisation, 7,23 Watts avec les disques en veille prolongée
Garantie : 2 ans
Même s’il fait l’impasse sur les disques SSD NVMe, ce qui n’est pas étonnant pour un modèle d’entrée de gamme, ce NAS est bien équipé. Ce qui me fait dire ça, c’est la présence de 8 Go de RAM, d’un port 2.5 GbE et d’une connectique USB confortable avec deux ports USB à l’arrière et un port USB-C en façade.
Déballage, design et montage
Le NAS est livré dans une boite sobre, en carton brut, et sur laquelle des informations imprimées permettent d’en savoir plus sur le produit. À l’intérieur, le NAS est protégé par une mousse épaisse, ainsi que par un emballage plastique. Les accessoires sont soigneusement rangés dans une boite cartonnée.
UGREEN a prévu tous les accessoires nécessaires pour la mise en route de ce NAS, cela va jusqu’au tournevis nécessaire à l’installation des disques. Là où certains constructeurs proposent une installation sans outils, ce n’est pas le cas chez UGREEN. UGREEN a donc prévu un tournevis, deux lots de vis, 1 câble RJ45, une alimentation externe et son câble, ainsi qu’un guide de démarrage rapide.
Ce NAS a une allure de tour, un peu dans l’esprit d’un cube, ce qui est original pour ce type de produit ! On peut saluer l’effort d’UGREEN pour essayer de proposer quelque chose de différent. Les baies de disques sont donc invisibles lorsque le cube est fermé ! Je suis persuadé que ce boîtier s’intégrera facilement dans un bureau ou dans un salon, grâce à son design travaillé.
Sur la façade, au-delà des mentions de la marque, il y a un bouton d’alimentation, un port USB-C et des LED d’activité. C’est un bon point puisqu’il y a une LED pour le réseau et une LED pour chaque baie de disque, soit 5 LED au total.
Vous remarquerez peut-être qu’il y a un logo NFC sur la façade ! C’est bien la première fois que je vois ça sur un NAS. Si vous approchez votre smartphone, vous serez directement redirigé vers le Play Store ou l’AppStore pour télécharger l’application UGREEN NAS.
Ne vous fiez pas aux apparences : le boîtier de ce NAS est entièrement en plastique, et non en métal comme pourrait le laisser croire les couleurs utilisées. Pour autant, l’ensemble est harmonieux. À l’exception du port USB-C, toute la connectique se situe à l’arrière du NAS, y compris les ports USB permettant de connecter un support de stockage externe. Le port HDMI quant à lui ne sert pas à avoir une interface complète sur une TV ou un écran, mais il permet de diffuser du contenu via Miracast (comme Chromecast / AirPlay).
L’aération du boîtier, et donc l’extraction de la chaleur dégagée par les disques durs, est effectuée par la partie supérieure arrière du boîtier, ainsi que par les côtés. Il y a également une aération sous le boîtier, et c’est probablement par ici que l’air frais entre.
Mais alors, où sont passés les disques durs ? La partie supérieure du boîtier, qui est gris clair, se soulève et elle donne un accès direct aux disques durs. Il n’y a pas de système de verrou.
Les baies sont numérotées, tout comme les indicateurs LEDs en façade. Les disques sont donc installés à la verticale dans ce NAS. Il y a un espace d’un peu plus de 1 cm entre chaque baie de disque.
Initialisation du NAS UGREEN
UGOS PRO, c’est le nom du système d’exploitation développé par UGREEN et qui équipe les NAS de la marque. Mais, avant d’évoquer ce système d’exploitation, évoquons le processus de mise en route.
1 – Installation des disques dans les baies.
Contrairement au modèle DXP4800 Plus où l’installation des disques s’effectue sans outil grâce à un système Push/Pull, ici, il est nécessaire d’utiliser un tournevis. En guise de compensation, UGREEN a intégré le tournevis pour vous permettre le montage. Chaque baie de disque peut accueillir un disque SATA au format 3.5 pouces ou 2.5 pouces, selon vos besoins.
2 – Connecter le NAS au réseau local et au réseau électrique.
3 – Détecter le NAS sur le réseau et lancer la configuration initiale. La détection sur le réseau s’effectue en accédant à l’adresse find.ugnas.com. Un assistant, comme ceux que l’on peut retrouver chez Synology, QNAP et ASUSTOR, nous accueille pour effectuer nos premiers pas.
Un assistant est intégré à l’interface Web et nous propose une première découverte de l’interface. Il nous redirige assez rapidement vers le gestionnaire de stockage pour la création du volume basé sur les disques présents dans le NAS. Puisque ce NAS dispose d’une mémoire flash interne de 32 Go, il n’a pas besoin de vos disques pour stocker son système d’exploitation.
En matière de gestion du stockage, UGOS PRO s’appuie sur les standards habituels et adapte les modes RAID disponibles selon le nombre de baies disponibles et occupées. Pour les besoins de ce test, le NAS est équipé de 4 disques Seagate IronWolf de 4 To, le volume sera donc monté RAID-6 (ce qui permet d’accepter la perte de 2 disques).
Il est important de souligner qu’à ce stade, UGREEN ne propose pas d’alternative propriétaire comparable au SHR (Synology Hybrid RAID), se cantonnant aux configurations RAID classiques. Côté système de fichiers, l’OS nous laisse le choix entre l’ext4 et le Btrfs. De mon point de vue, l’option du Btrfs est à privilégier : il offre une meilleure intégrité des données et permet surtout l’utilisation des clichés instantanés (snapshots), une fonctionnalité essentiel pour la sécurité de vos données.
Découverte du système UGOS PRO
Place à la découverte d’UGOS en version 1.13. Cette étape est essentielle lors de la découverte d’un NAS, car la valeur d’un NAS ne réside pas seulement dans sa configuration matérielle, mais surtout dans la performance et la richesse de son interface logicielle.
Tout d’abord, je constate qu’il n’est pas possible d’accéder au BIOS de ce NAS. J’ai essayé différents raccourcis, dont le fameux CTRL + F2 qui m’avait permis d’accéder au BIOS sur le modèle DXP4800 Plus. Visiblement, sur ce modèle d’entrée de gamme (et surement plus grand public), UGREEN a retiré cette possibilité. La conséquence, c’est que cela pourrait rendre plus difficile l’installation d’un autre système, comme TrueNAS ou Unraid.
Le BIOS ci-dessous est celui du modèle DXP4800 Plus.
Aperçu de l’interface générale
Pour son interface de gestion, UGREEN a fait d’un bureau virtuel web, s’alignant ainsi sur les standards établis par les ténors du marché. C’est une bonne décision puisque c’est ce qui plaît, et surtout, cela assure une prise en main facile pour les utilisateurs ayant déjà manipulé des NAS d’autres constructeurs.
L’environnement se compose d’un bureau accueillant les raccourcis vers les paramètres et les applications installées. L’ergonomie générale calque celle d’un système d’exploitation de bureau type Windows ou Linux :
Gestion multitâche : il est possible d’ouvrir et de superposer plusieurs fenêtres simultanément.
Navigation : une barre des tâches, positionnée sur la partie supérieure de l’écran, permet de basculer d’une application active à une autre.
UGOS PRO ne cherche pas à réinventer la roue, mais propose une interface fonctionnelle et intuitive qui ne déroutera pas les habitués. L’interface semble optimisée parce que la réactivité est au rendez-vous, il n’y a pas à attendre lorsque l’on clique sur un icône pour ouvrir une application.
Les fonctionnalités de sécurité
La sécurité : un argument souvent utilisé à des fins marketing par les constructeurs. UGREEN de son côté semble joindre le geste à la parole en assurant que son système a été audité par des tiers reconnus. Pour crédibiliser sa démarche, UGREEN met en avant l’obtention de la certification ETSI EN 303 645, délivrée par l’organisme TÜV SÜD. Il s’agit d’une norme européenne pour les produits IoT grand public. Il y a plusieurs mois, UGREEN avait revendiqué être le premier constructeur de NAS à décrocher ce label.
“L’ETSI EN 303 645 est une norme de cybersécurité qui établit une base de sécurité pour les produits de consommation connectés à Internet et constitue la base des futurs systèmes de certification IoT. ” – Source
Au niveau du système d’exploitation, j’ai repéré les fonctionnalités de sécurité suivantes :
Authentification multifacteur pour les comptes utilisateurs
Activité du compte : session en cours avec date et heure de connexion, adresse IP et service
Partage de fichiers (SMB) : choix des versions de SMB (SMB v1 est désactivé par défaut), prise en charge de la signature SMB et du SMB multichannel
Prise en charge de l’UPnP et de Bonjour pour la découverte réseau
Accès SSH : modifier le numéro de port et possibilité de limiter l’accès SSH au LAN
Protection DOS
Blocage des adresses IP avec trop de tentatives de connexion échouées (anti-brute force)
Déconnexion automatique des sessions en cas d’inactivité
Pare-feu pour filtrer les accès (par port, par adresse IP, par sous-réseau, par pays)
Coffre-fort pour stocker des données sensibles dans un espace chiffré avec une paire de clés.
Choix des versions TLS autorisées pour les accès Web en HTTPS
Analyser anti-virus avec ClamAV (paquet à installer en supplément)
Analyse du système en temps réel ou de façon programmée (analyse du système de fichiers)
Pour autant, et même si UGREEN met en avant la sécurité de son système, il manque des fonctionnalités importantes. Je constate que les mois passent mais qu’aucune amélioration n’est apportée à ce niveau. Je m’explique. Il manque notamment :
La possibilité de créer des partages chiffrés, même s’il y a la création d’un coffre-fort chiffré, c’est une approche différente (car pas d’accès distant),
Le stockage immuable pour assurer la protection des données face aux ransomwares. Il est possible de créer des clichés instantanés des dossiers partagés et des dossiers utilisateurs, mais sans qu’ils soient immuables.
Les fonctionnalités principales
Le système UGOS PRO intègre toutes les fonctionnalités nécessaires pour stocker et partager des fichiers, via la prise en charge de plusieurs protocoles, de la gestion des droits, et la création d’utilisateurs et groupes.
De façon générale, ce système intègre toutes les fonctionnalités suivantes (liste non exhaustive) :
Création d’utilisateurs et de groupes d’utilisateurs
Gestion de répertoires partagés et de répertoires partagés par utilisateur, avec gestion des quotas
Services de fichiers pris en charge : SMB, FTP, FTPS, NFS, Rsync, WebDAV
Accès à distance via UGREENLink et support DDNS, ce qui permet d’accéder au NAS à distance depuis n’importe où et sans ajuster la configuration du routeur
Personnaliser l’interface de connexion et les ports pour accéder à l’interface de gestion
Jonction à un domaine Active Directory ou un annuaire LDAP
Accès à distance en ligne de commande via SSH ou Telnet
Gestion du matériel : configuration du ventilateur, des LED
Réveil à distance via la fonction de Wake on LAN
Arrêt et démarrage programmés selon un planning
Prise en charge des onduleurs pour l’extinction automatique (liste des modèles compatibles sur cette page)
Gestion du réseau :
Prise en charge IPv4 et IPv6
Prise en charge de plusieurs passerelles
Bridge entre les réseaux (pontage)
Limiter la bande-passante de certains services
Sauvegarde de la configuration en local ou dans le Cloud
Au niveau des fonctionnalités manquantes, je fais le même constat que lors de mon test précédent d’un modèle UGREEN. On peut citer l’absence d’un reverse proxy natif, d’un serveur Web, d’un serveur VPN et la prise en charge de Let’s Encrypt pour obtenir facilement des certificats TLS (ce qui n’empêche pas d’importer des certificats).
Disons qu’UGREEN se concentre sur les fonctionnalités pures d’un NAS : le stockage, le partage et la sauvegarde de données, en facilitant la gestion de vos données. En effet, il y a les fonctions nécessaires pour gérer une bibliothèque de vidéos, pour gérer vos photos et vidéos personnelles, et même pour éditer des documents sans dépendre d’un Cloud.
Point notable tout de même : récemment, UGREEN a ajouté la prise en charge des clichés instantanés, ce qui est super important pour profiter pleinement du Btrfs. Les dernières nouveautés ajoutées, et celles prévues, sont listées sur cette page maintenue par la marque.
Le magasin d’applications
UGOS PRO intègre le Centre d’applications, au sein duquel l’utilisateur peut retrouver des applications prêtes à l’emploi destinées à étendre les capacités du NAS. C’est incontournable dans le sens où tous les acteurs du marché du NAS proposent un magasin d’applications. Celui d’UGREEN contient actuellement 28 paquets différents, ce qui tient compte aussi des applications préinstallées (comme le “Panneau de configuration”). Cela montre que l’écosystème d’UGREEN est encore jeune, car ce n’est pas beaucoup en comparaison du catalogue proposé par d’autres marques.
Pour autant, les applications sont publiées par UGREEN, et nous retrouvons notamment :
Cloud Drives pour la synchronisation de fichiers dans le Cloud, via OneDrive ou Google Drive.
Sync & Backup pour sauvegarder les données de votre PC sur le NAS, synchroniser plusieurs NAS ou encore sauvegarder les données du NAS vers un serveur externe.
Théâtre pour organiser et gérer les fichiers vidéos (un esprit médiacenter)
Photos pour stocker et organiser des photos, y compris via des albums et l’identification des personnes. L’IA est utilisée pour créer automatiquement des albums pertinents. Les modèles d’IA locaux aident à la reconnaissance des personnes, du texte sur les photos, ou encore à permettre la recherche d’une photo à partir d’une description (recherche intelligente en langage naturel).
Office en ligne pour la création de documents en ligne, grâce à l’implémentation de la solution ONLYOFFICE. Vous pouvez éditer des documents directement depuis votre navigateur et ces derniers seront stockés sur votre NAS.
Docker pour créer des conteneurs. À lui seul, ce paquet change tout, puisqu’il ouvre la porte à l’exécution de milliers d’applications conteneurisées ! UGREEN a d’ailleurs commencé à alimenter une base de connaissances en ligne pour expliquer comment installer certaines applications, comme Tailscale pour l’accès à distance.
Contrairement au modèle DXP4800 Plus, ce modèle ne supporte pas le paquet permettant de créer des machines virtuelles. Mais ce n’est pas dérangeant étant donné que ce NAS n’est pas taillé pour la virtualisation et qu’il est capable d’exécuter des conteneurs Docker.
Au-delà de l’utilisation du NAS à partir des ordinateurs et d’un navigateur Web, vous pouvez aussi utiliser l’application UGREEN NAS disponible sur mobile. Elle peut s’avérer utile pour accéder à votre NAS et à ses données à distance, depuis n’importe où à partir du moment où vous disposez d’une connexion Internet. D’ailleurs, cette application est très complète et elle permet de gérer la majorité des fonctionnalités. Un point positif ! Vous pouvez même aller jusqu’à créer un conteneur Docker depuis votre mobile, même s’il faut avouer que ce n’est pas super pratique.
Voici un aperçu de cette application :
Avis sur le système UGOS PRO
La base du système d’exploitation UGOS PRO est bonne. Le système est fluide, agréable à utiliser et il semble optimisé pour la plateforme matérielle sous-jacente. Il y a des applications pratiques qui répondront aux besoins d’une grande majorité des utilisateurs et Docker apporte une réelle flexibilité.
Néanmoins, je fais le même constat qu’il y a un an lorsque j’ai testé un NAS UGREEN pour la première fois : il manque des options, des fonctionnalités. Je pense que c’est d’autant plus vrai pour les professionnels qui chercheront davantage de fonctionnalités pour la protection des données (comme le chiffrement et les instantanés immuables). On peut aussi citer l’absence de la prise en charge des LUN, vous ne pouvez donc pas monter un volume en tant que cible iSCSI.
Surtout, en un an, le système d’exploitation n’a pas beaucoup évolué. Il y a eu quelques fonctionnalités supplémentaires, mais j’ai constaté quasiment les mêmes défauts au niveau des fonctions manquantes. Donc, au-delà du matériel, regardez bien si l’OS supporte les fonctionnalités dont vous avez besoin. N’oublions pas que cette marque reste jeune sur le marché de NAS : son système doit encore gagner en maturité.
Performances UGREEN DH4300 Plus
Pour cette série de tests, une configuration adaptée pour la production sera utilisée : 4 x Seagate IronWolf 4 To. Les tests de performances seront effectués en RAID-6 (supporte la perte de deux disques) et en RAID-5 (supporte la perte d’un disque).
Pour évaluer les performances, je vais m’appuyer sur des transferts de fichiers effectués par le réseau (via le protocole SMB). Le NAS sera accessible à partir d’un ordinateur via une connexion réseau Ethernet en 2.5 GbE.
Je vais m’appuyer sur quatre échantillons de fichiers et le protocole SMB :
Des très petits fichiers : 200 fichiers de 1 Mo
Des petits fichiers : 200 fichiers de 10 Mo
Des fichiers moyens : 5 fichiers de 100 Mo
Des gros fichiers : 5 fichiers de 1000 Mo
Benchmark avec connexion 2.5 Gbit/s – RAID-6
Le test de débit ci-dessous a été réalisé via une connexion SMB, vers un partage non chiffré sur un volume RAID-6.
Benchmark avec connexion 2.5 Gbit/s – RAID-5
Le test de débit ci-dessous a été réalisé via une connexion SMB, vers un partage non chiffré sur un volume RAID-5. La lecture de ces deux graphes montre que les performances sont équivalentes, donc c’est plus un choix qui dépend de l’équilibre souhaité entre espace de stockage utile et sécurité des données (perte d’un disque pour le RAID-5, perte de deux disques pour le RAID-6).
UGREEN DH2300 : une version 2 baies
Si vous appréciez ce modèle, et notamment son format cubique, mais que vous n’avez pas besoin de 4 baies de disques, sachez qu’il existe une version 2 baies. Son nom : DH2300.
Cette version n’a que deux baies, mais elle est aussi moins solide au niveau de la fiche technique : 4 Go de RAM contre 8 Go pour le modèle 4 baies, une interface réseau 1 GbE contre 2.5 GbE pour le modèle 4 baies, et un processeur légèrement différent (toujours en ARM Rockchip).
Conclusion
Même si le système d’exploitation d’UGREEN n’est pas encore à la hauteur de ce que peut proposer Synology avec DSM, ni même Asustor et QNAP, l’expérience globale est convaincante. Désormais, le système doit s’étoffer de fonctionnalités supplémentaires pour séduire les utilisateurs les plus exigeants. Ce NAS conviendra parfaitement aux débutants et la présence de Docker permettra aux utilisateurs plus exigeants de combler certaines lacunes. L’application mobile est une vraie réussite avec beaucoup de fonctionnalités, on est proche de l’expérience via le Web.
À l’heure actuelle, UGREEN continue de se démarquer (et de séduire) au niveau du matériel : les boîtiers sont réussis et la configuration matérielle solide. Ce modèle avec son processeur ARM 8 cœurs, ses 8 Go de RAM et son interface 2.5 GbE, offre de bonnes performances. Il peut faire tourner plusieurs conteneurs sans problème, tout en assurant les fonctions de base comme le partage et le stockage de données.
Le NAS UGREEN DH4300 Plus (4 baies) est proposé à 399,99 euros sur Amazon.fr, tandis que le modèle DH2300 est proposé à 199,99 euros.
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Ingénieur système et réseau, cofondateur d’IT-Connect et Microsoft MVP “Cloud and Datacenter Management”. Je souhaite partager mon expérience et mes découvertes au travers de mes articles. Généraliste avec une attirance particulière pour les solutions Microsoft et le scripting. Bonne lecture.
